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John Rambo

John Rambo
John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre. La violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires humanitaires mené par Sarah et Michael Bennett vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter aide médicale et nourriture. Rambo finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers l'autre côté de la frontière. Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu'il faut faire dans ce genre de situation...

Les premiers mots qui me viennent à l'esprit après la vision de ce John Rambo : Magistral, éblouissant, ahurissant, magnifique. Un film qui se rapproche beaucoup plus de l'esprit du premier épisode, gommant les défauts de la saga engendrés pas les deux précédents épisodes qui, sans être vraiment mauvais, allaient à l'encontre du message général du premier film et préféraient verser dans le stupide bourrin Hollywoodien de base. Cette fois, Stallone reprend les choses en main, et occupe à merveille le poste d'acteur principal, de réalisateur et de scénariste sur le plateau, en nous offrant un véritable petit bijou, un chef d'oeuvre du film d'action et ce qui sera sûrement (selon moi) l'un des meilleurs films de cette année (et plus encore). C'est sur que ce long-métrage ne brille pas par son scénario en béton, mais c'est un peu le genre qui veut ça, et personnellement j'ai beaucoup apprécié la trame scénaristique qui me convenait largement. Les acteurs se débrouillent dans l'ensemble plutôt bien, même si la VF est loin d'être brillante malgré la voix plaisante et connue du doubleur attitré de Sylvester Stallone. Le personnage de Rambo n'est plus réduit à cette bête de somme qui part défendre son cher pays contre légions de méchants. Il est torturé, presque psychopathe, il se rend compte qu'il a toujours tué pour lui, pas pour son pays, car il a la guerre et le meurtre dans le sang. Le traumatisme du Vietnam qui avait disparu dans les deux derniers films se retrouve ici. L'Amérique l'a utilisé, puis rejeté comme un vulgaire outil. Et maintenant, il rejette lui-même le monde qui l'entoure, blasé et misanthrope, il ne croit plus en rien, et décide de se retirer dans un endroit isolé du monde, et certainement l'un des plus dangereux : La Birmanie. C'est la guerre là-bas, et le film n'est pas édulcoré sur ce point comme la plupart des productions Hollywoodiennes de nos jours. La violence est presque insoutenable tant elle est réaliste : Démembrements, jeux sadiques, viols, pédophilie, génocides, meurtres d'enfants etc. Tout le monde y passe, le sang coule à flots, les organes inondent le terrain et les membres volent à l'écran; presque rien n'est caché. Il faudra vraiment qu'on m'explique pourquoi l'âge restreint pour l'interdiction est si bas. Le seul reproche que je ferais au film est sa durée, beaucoup trop courte, tant on ne voit pas le temps passer. Aucun temps mort, de l'action pure et dure. Les effets spéciaux ne dominent pas l'image et tant mieux, de plus ils sont très réussis. Les paysages déjà magnifiques sont sublimés par un cadrage génial. La musique est elle aussi merveilleuse. On assiste même au plus beau bruitage de coup de feu de l'histoire du cinéma. Tellement de sentiments m'ont submergé le long de ce film, de la colère, de la haine, de la tristesse, du plaisir (coupable), du bonheur, de la réjouissance... La scène finale, d'une violence inouïe, fut pour ma part un pur concentré de tous ces sentiments. Et une larme s'est finalement invitée sur ma joue peu avant le générique de fin. Je pourrais continuer encore longtemps à écrire des lignes glorifiant ce film, mais je pense avoir dit l'essentiel, et le mieux serait de vous faire votre propre avis. Donc, je ne peux que vous conseiller de foncer le voir le plus rapidement possible, seulement pour les coeurs bien accrochés bien sur. Merci à toi Sylvester Stallone.

# Posté le lundi 11 février 2008 08:38

Modifié le lundi 18 février 2008 15:05

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